Un nouveau directeur à l’Etape Jeunes !

Arrivée du nouveau directeur de L’Etape Jeunes en juin 2019.

Sébastien Gaudin a pris ses fonctions en ce milieu d’année après une passation des dossiers et des projets avec Christian Boissel, son prédécesseur. Retrouvez son parcours et les projets de l’Etape Jeunes dans cet article.

Après plusieurs années en tant que directeur de l’Etape Jeunes, Christian Boissel a pu prendre sa retraite méritée. Lors de son pot de départ, la directrice de l’Association, Véronique Lambert, nous a rappelé sa « capacité à s’inscrire dans la complémentarité, par son sens de l’écoute, de l’analyse, de la prise de recul, par sa recherche constante de faire émerger de l’autre ce qu’il a de meilleur ». Il a pu apporter à l’Association et particulièrement à l’Etape Jeunes, « une humanité, une clairvoyance et une impulsion formidables ». « Maillon précieux de lien et de sérénité au sein de l’équipe de direction », il a fortement contribué à « renforcer la transversalité entre les différents établissements de l’association, au profit des personnes accompagnées, des professionnels, et de l’institution ».

Pour « ces 12 années d’engagement auprès des jeunes, auprès des équipes qui les ont accompagnés, auprès des partenaires et des financeurs qui leur ont donné les moyens de le faire », nous lui disons tous merci !

Christian Boissel passe le relais à Sébastien Gaudin en tant que directeur, après 5 ans passées en qualité de chef de service sur ce même établissement.

Bienvenue à lui dans cette nouvelle fonction !

 

Mais sans plus tarder, retrouvez l’interview de Sébastien Gaudin réalisée à son arrivée.

Peux-tu présenter ton parcours jusqu’à ton arrivée en tant que directeur à l’Etape Jeunes ?

Dans le champ du médico-social, j’ai travaillé en tant que candidat élève-éducateur durant deux ans à l’ADAPEI dans un service accompagnant des adultes en situation de handicap qui travaillaient en ESAT. Puis j’ai entamé une formation d’éducateur spécialisé à l’IFRAMES de Rezé, en Loire-Atlantique. Diplômé, j’ai travaillé dans des structures sociales et médico-sociales, essentiellement en MECS (Maison d’Enfants à Caractère Social) et en ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique). En janvier 2007, j’ai travaillé pendant 1 an sur le secteur des Petites Unités qui correspondrait aujourd’hui au service du PHARE au sein de l’association l’Etape. En février 2008, le SEMA s’est créé, une grande et belle aventure. J’y ai travaillé dès son ouverture et durant 6 ans. Au bout de 5 ans de travail au SEMA, soutenu par l’association et en lien avec le départ en retraite du chef de service du SEMA, j’ai débuté une formation de CAFERUIS (Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Encadrement et de Responsable d’Unité d’Intervention Sociale), dans l’idée d’évoluer dans ma vie professionnelle. Après la formation de CAFERUIS, je suis devenu chef de service du SEMA et de l’UFP en 2014 dans le souhait de continuer à faire vivre le SEMA à une autre place. Après 5 ans au poste de chef de service et suite au départ en retraite de Christian Boissel, je suis devenu directeur de l’Etape Jeunes en juin 2019, avec une envie dynamique d’évoluer dans ma vie professionnelle, et toujours à l’Etape Jeunes, un établissement qui me correspond bien dans ses missions et à l’Etape, une association avec des valeurs que je soutiens.

Peux-tu présenter l’Etape Jeunes et les différents services ?

L’Etape Jeunes est un établissement social de l’Association L’Etape, engagé dans la protection de l’enfance (habilitation Aide Sociale à l’Enfance et Protection Judiciaire de la Jeunesse). Notre établissement accueille des jeunes âgés de 13 à 21 ans, rencontrant des fragilités sociales, familiales, ayant vécu des ruptures.

L’Etape Jeunes vise à protéger les jeunes accueillis et hébergés. Nous les accompagnons vers plus d’autonomie en posant des repères sécurisants. Les équipes éducatives prennent en compte le jeune dans son histoire, en intégrant un travail avec les familles et son entourage dans la mesure du possible.

Nous travaillons essentiellement autour de :

  • L’insertion sociale et professionnelle,
  • L’hébergement et accompagnement dans la vie quotidienne et vers l’autonomie,
  • L’accompagnement sécurisé 365 jour par an.

L’Etape Jeunes a différents services :

  • Le PHARE (Protection Hébergement d’Adolescents dans une Relation Educative) accueille les jeunes entre 15 et 21 ans dans 29 studios individuels à Nantes.
  • Le SEMA (Service Educatif Mixte pour Adolescents) est un dispositif d’internat éducatif qui accueille 10 adolescents, entre 13 et 18 ans, hébergés à Vertou et à Nantes.
  • ADJINA (Accueil de Jeunes pour l’Insertion et l’Autonomie) accueille 54 mineurs « non accompagnés », étrangers et isolés de 15 à 18 ans, à Ancenis et Clisson.
  • L’Accueil Solidaire offre un hébergement pour 30 mineurs non accompagnés dans des familles bénévoles.
  • L’UFP (Unité de Formation Pédagogique) accueille en journée des jeunes en situation de rupture entre 13 et 21 ans.

Enfin peux-tu présenter les projets et perspectives de l’Etape jeunes ?

Tout d’abord un élément essentiel : il s’agit de continuer de stabiliser, de sécuriser les différents accompagnements, et de renforcer les services existants et plus particulièrement les deux services les plus récents : ADJINA et l’Accueil Solidaire.

Des projets s’amorcent et émergent ou sont en cours de construction :

  • L’accueil de services civiques sur ADJINA avec pour projet le soutien du réseau de bénévoles, et la mise en place d’activités de soutien aux jeunes sur un versant culturel. Cela permettra pour les équipes d’accompagner les jeunes autrement.
  • Une démarche de services civiques en lien avec un partenariat que l’on fait vivre avec la Tunisie depuis environ deux années. L’idée est de faire venir deux personnes tunisiennes en service civique. L’originalité de ce projet réside dans le fait qu’ils seraient hébergés au SEMA

Enfin un autre projet est en construction : comment mieux penser la sortie des jeunes sortant de l’Etablissement Pénitencier pour Mineur en lien avec la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse). Nous accompagnons déjà des jeunes dans ce parcours mais notre mode d’accompagnement n’est pas suffisamment sécurisé. Nous sommes en train de repenser les choses avec la PJJ pour retrouver des moyens supplémentaires pour mener à bien ce projet, entre autres la recherche d’une subvention du côté de la Fondation de France pour ce projet spécifique.