L’Etape réaffirme sa mission d’action sociale !

Quelle place réserve-t-on aux personnes d’origine étrangère dans nos établissements ? Sujet brûlant d’actualité.

Les circulaires Collomb de décembre 2017 sont venues percuter nos pratiques. Le bureau de L’Etape a pris position en février sur ce sujet de société.

Lors de son bureau élargi du 12 février, les membres de l’Association L’Etape ont voté à l’unanimité la résolution de s’opposer à l’application de la circulaire « Collomb » du 12 décembre 2017 relative à « l’examen des situations administratives dans l’hébergement d’urgence ».

Ainsi, L’Etape ne participera pas au recensement des personnes étrangères hébergées. Elle n’organisera pas, au sein de L’Etape Insertion, l’intervention des agents de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) et de la Préfecture.

Le Conseil d’État a refusé de suspendre cette circulaire à la demande de plus d’une vingtaine de fédérations qui s’étaient immédiatement mobilisées (dont la Fédération des Acteurs de la Solidarité et l’UNIOPSS auxquelles L’Etape adhère). Toutefois, le Conseil d’Etat a explicitement indiqué dans son ordonnance du 20 février 2018 que les agents de l’administration ne pourront interroger que les personnes volontaires et ne pourront réaliser de contrôles forcés au sein des centres. Il s’agit là d’une restriction au champ d’application de la circulaire qui nous conforte dans notre positionnement associatif.

Il est important de rappeler les valeurs humanistes et l’engagement de l’Association à accompagner, de manière inconditionnelle, toute personne en situation de précarité, de fragilité et ayant la volonté de se « remettre debout ».

Notre action est avant tout une action sociale ! Elle s’inscrit dans une démarche éthique et un cadre légal. Celui-ci est défini par la Constitution française, de nombreuses lois et décisions judiciaires protégeant la dignité des personnes, l’inconditionnalité de l’accueil et le secret professionnel. Il n’est pas question de sélectionner les bonnes ou les mauvaises personnes, les bons ou les mauvais migrants ou de favoriser certains plus que d’autres. Il n’est pas question de faire remonter des informations personnelles des hébergés aux pouvoirs publics.

Notre rôle est d’accompagner les personnes accueillies dans leurs démarches, de faire valoir leurs droits, de les orienter au mieux en fonction des besoins repérés, de les éclairer dans leur projet d’insertion. Notre mission unique est d’assurer la protection sociale de toute personne vulnérable.

Respectons- la !

Respectons- la !