Bientôt 1 an pour le nouveau président de L’Etape !

En octobre 2019, Didier Gendron est devenu le nouveau président de l’association L’Etape. Retrouvez son interview réalisée avant l’été.

Un parcours marqué par  » une volonté d’être « au service de », de créer le plus possible du lien social et « le faire avec ». »

 

Depuis 2005, Louis-Michel RELIQUET était président du Conseil d’administration de l’Association L’Etape. Au cours du conseil d’administration d’octobre 2019, il a souhaité se retirer de cette responsabilité tout en restant dans le bureau. Didier GENDRON a été élu et est donc devenu le nouveau président.

Lors d’une rencontre, Il a pu faire part de son parcours et de ses souhaits dans cette nouvelle fonction.

 

Bonjour, Pouvez-vous nous conter votre parcours professionnel ?

J’ai le même âge que L’Etape puisque je suis né la même année.

J’ai un parcours principalement dans le logement social. J’ai commencé à travailler en 1976 chez un bailleur social sur Rennes puis j’ai effectué les 39 années suivantes chez un autre bailleur social sur Nantes, Atlantique Habitations. J’ai eu comme activité l’informatique, la comptabilité, la régie travaux, la qualité, la proximité et la commercialisation et pour finir la direction de tous ces services.

« Toujours avec une volonté d’être « au service de » et en particulier au service des locataires, de créer le plus possible du lien social et « le faire avec ». »

Un travail dans un tissu et un réseau partenarial très important. En plus quand on a la chance d’être dans une entreprise qui vous offre ces opportunités et d’y rester, cela permet d’enrichir son carnet d’adresse et de pouvoir compter sur les richesses du territoire.

 

Comment et pourquoi avez-vous voulu vous investir au sein de l’association L’Etape ?

Je connaissais L’Etape, avant de m’y investir comme administrateur, en tant que directeur relation client et proximité à Atlantique Habitations et travaillais avec L’Etape au travers des agences qui mettaient à disposition des logements. C’est par ces intermédiaires que j’ai appris à connaître Véronique Lambert, directrice de l’association avec des échanges toujours très constructifs. Lorsqu’elle m’a sollicité pour m’investir à l’Etape, je n’ai pas hésité.

Ma vie est faite d’engagements depuis mes 17 ans. A l’époque j’étais étudiant et j’allais, les jeudis après-midis, dans un foyer auprès de personnes souffrant de troubles psychiques pour jouer aux cartes. J’ai travaillé dans le logement social mais j’aurais pu travailler tout aussi bien dans le travail social. Je suis resté dans le logement social parce qu’il y avait des valeurs.

« Ce sont les valeurs sociales du logement social et non de l’immobilier qui m’animent : disponibilité, écoute, bienveillance avec la volonté de faire avec. Toujours faire avec et jamais à leur place. »

 

Comment voyez-vous L’Etape dans ses projets, ses perspectives ?

Je suis arrivé à L’Etape dans une structure bien dimensionnée et structurée. Je tiens à remercier et à féliciter le travail de mon prédécesseur, Louis-Michel Reliquet, qui a pendant toutes ces années bien animé le pilotage de la structure avec la direction de l’association. Il a souhaité passer la main.

Aujourd’hui, l’idée n’est pas de changer de cap pour la structure Il y a un projet stratégique en cours jusqu’en 2021 que je partage complétement et auquel je me réfère.

La structure est importante aujourd’hui et a besoin de renfort au niveau du conseil d’administration pour apporter plus d’appui aux équipes.

« Je souhaiterais mettre en place pour chaque établissement un binôme d’administrateurs en soutien plus opérant. »

Après avoir enrichi le nombre d’administrateurs, il faudra vraisemblablement développer un peu plus le partenariat :

  • Dans le domaine financier au travers de fondations par exemple car on est trop dépendant des ressources financières des services de l’Etat et du département
  • Dans le domaine de l’entreprise pour l’ESAT mais aussi nous faire connaître et faire connaître nos pratiques.

« L’Etape a un savoir-faire mais sans doute à certains égards manque de le faire savoir. Pour mieux communiquer il faut être plus nombreux dans le conseil d’administration, pour inviter du monde à s’y intéresser. »

 

De plus, il sera important de développer et voir comment on peut intéresser jusqu’à la gouvernance nos parties prenantes, les personnes avec qui nous travaillons, que ce soit les salariés mais aussi les familles et bien sûr les personnes accompagnées. C’est toujours compliqué de faire entrer des usagers mais c’est important de donner la main à ces personnes.

« Qui mieux que les personnes accompagnées pour savoir ce dont elles ont besoin ? Leur donner davantage de place, pour qu’elles puissent s’exprimer. »

Bien évidemment je ne dis pas que ce n’est pas fait dans les établissements, les services, les accompagnements mais en particulier au niveau de la gouvernance, nous sommes dans les assemblées générales principalement entre nous, avec nos institutionnels. Il faut sans doute faire venir un peu plus les personnes que nous accompagnons et soutenons.

 

 

Il y a de plus en plus de passerelles qui s’opèrent entre les établissements par des projets communs mais aussi parce que les usagers nous amènent à faire ces ponts. C’est toute la difficulté de cet équilibre entre être un expert dans un domaine, et je pense là à toutes les équipes très professionnelles et donner la main à celui qui est le bénéficiaire. Il est question de pouvoir d’agir avec les risques inhérents de ce genre d’ouverture qu’il faut savoir assumer.

 

C’est une autre manière de voir et de percevoir le travail social avec une nécessité non pas d’imposer ou d’exposer mais d’accompagner avec bienveillance.

 

Afin d’échanger sur ces pistes et « faire avec », il est prévu un séminaire d’administrateurs pour que l’on se connaisse mieux, partage nos idées, nos souhaits, nos projets, pour soutenir le travail ensemble, faire corps entre nous et partager par la suite nos envies et façon de faire avec l’équipe dirigeante des différents établissements.

 

 

Interview de Didier Gendron réalisée par Hervé Chauvin Responsable projets inclusifs L’Etape, février 2020